Ce dimanche 22 mars 2009,
j'ai laissé "Le Pèlerin d'Occident" derrière moi,
pour une longue convalescence auprès des miens.
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Ce dimanche 22 mars 2009,
j'ai laissé "Le Pèlerin d'Occident" derrière moi,
pour une longue convalescence auprès des miens.
Au chapitre 32 de son Autobiographie, Sainte Thérèse d'Avila raconte la "vision de l'enfer", tel que le Seigneur le lui a fait entrevoir en 1559 : « c'est une des grâces les plus insignes que le Seigneur m'ait accordées. Elle a produit en moi le plus grand profit. Elle m'a ôté la crainte des tribulations et des contradictions de la vie, elle m'a donné le courage de les supporter. Cette vision donne tout son sens à ce monde qui va naître, dans ce même chapitre 32, comme l'exacte antithèse de l'enfer, le 24 août 1562 : le premier Carmel de la réforme : Saint Joseph d'Avila. Une petite Sainte Famille sur la terre !
Ce petit couvent selon le coeur de Dieu que Jésus lui décrit un beau jour après la communion : « Il voulait qu'il fût dédié à Saint Joseph. Ce saint nous protègerait à l'une de ses portes,
Notre-Dame à l'autre et lui-même, Jésus, se tiendrait au milieu. Ce monastère serait une étoile qui jetterait un grand éclat ». Tout est dit : ce monde de Dieu est le monde de Joseph. Il a deux
portes : la première, comme la porte d'entrée, la porte de la rue, est confiée à Joseph. Elle permet de quitter un monde compliqué, mélangé, hostile et dangereux. L'autre, c'est la porte
mystérieuse par laquelle Jésus entre dans le monde, c'est la porte de Marie, qui ouvre vers le Ciel.
Père André Doze
« Joseph Ombre du Père » - Edition des Béatitudes p 40
Une chapelle particulière, fondée dans la basilique de
Santiago par la piété des rois de France, existant encore aujourd'hui sous le nom de Chapelle du roi de France, capilla del rey de Francia, prouve combien ce pèlerinage était en honneur auprès de
nos anciens monarques.
L'un d'eux, le chevalresque Louis VII, dit le Jeune, gendre du Duc d'Aquitaine, dont je viens de parler, avait déjà combattu en Palestine les ennemis de la foi; il avait déjà vénéré Notre Dame du
Puy sur la montagne d'Anis; après son second mariage avec Constance, fille d'Alphonse VIII, et petite-fille de Raymond et d'Urraque (ce mariage fut conclu deux ans après le divorce de Louis VII
et d'Eléonore de Guienne), il vint encore en personne à Compostelle protester en face de l'Europe de ses sentiments catholiques et de sa dévotion à saint Jacques.
En reconnaissance de la magnifique réception que lui fit l'Espagne, il envoya à l'église de Tolède un bras du premier évêque de cette ville, saint Eugène, dont Saint-Denis possédait les reliques.
Cette offrande caractérise une des aspirations de l'époque. Au XIIe siècle, une relique, même celle d'un saint peu connu, avait plus de valeur aux yeux des rois et des peuples qu'un trésor ou
qu'un chef-d'oeuvre de la main des hommes. Tant d'exemples partis des sommités sociales produisirent leur fruit. L'entrainement vers le tombeau de saint Jacques se généralisa.
Les fidèles accoururent en si grand nombre des lieux les plus éloignés et surtout des divers points de la France, qu'on donna le nom de Voie française au chemin que suivaient nos nationaux pour
se rendre à Compostelle. J'ai dit que l'usage s'était introduit d'y déléguer quelqu'un à ses frais, quand on ne pouvait y aller soi-même. Les communautés adoptèrent cette coutume; elles
envoyèrent des représentants à Compostelle, pour s'affilier à l'église de saint Jacques, comme le font aujourd'hui les confréries de la Castille.
Des pèlerinages si nombreux et si fréquents devaient tenter le fanatisme des Maures et la cupidité des brigands. Afin de protéger les fidèles contre les uns et les autres, les chanoines de
Saint-Eloi en Galice bâtirent plusieurs hôtelleries sur les routes les plus fréquentées.
Peu de temps après, treize gentilshommes, riches et braves, donnèrent leurs biens et leurs personnes, afin de ne vivre désormais que pour étendre l'empire du Christianisme. Ils s'engagèrent même
par voeu à veiller à la sûreté des chemins qui conduisaient à Compostelle. C'était faire en Espagne ce que pratiquaient primitivement les Templiers en Terre-Sainte.
Le cardinal Hyacinthe, légat du pape, persuada à ces généreux défenseurs des pèlerins de se joindre aux chanoines de Saint-Eloi et d'adopter la règle de saint Augustin, moyennant les
modifications exigées par leur profession. De cette union se forma l'ordre militaire de Saint Jacques de l'Epée, qui fut approuvé, l'an 1175, par le pape Alexandre III. Ceux-ci avaient pour
armoiries, sur un manteau, une épée de gueules en champ d'or, avec cette devise : Rubet ensis sanguine Arabum, et ardet fides charitate; c'est-à-dire leur épée est rougie du sang des Arabes et
leur foi est toute brûlante de charité.
Le chef-lieu de ce nouvel Ordre était à l'hospice de Saint-Marc, dans le faubourg de Léon. D. Pedro Fernandez en fut le premier grand-maître. Les chevaliers de Saint-Jacques étaient à la fois
religieux et soldats comme ceux de Calatrava et d'Alcantara. L'outil de la charité, entre les mains des Saints, avait ouvert des routes aux pèlerins; l'épée de la charité, entre les mains des
chevaliers, en garantit la sûreté.
Pour qui sait combien les voyages étaient difficles et périlleux au temps de nos pères, l'immense concours des pèlerins attirés par leur dévotion jusqu'au fond de l'Espagne, paraîtra plus
étonnant encore. On arrivait de tous les points de l'Europe catholique. Des familles entières se mettaient en marche et souvent cheminaient à pied, le bâton à la main.
On venait en caravanes nombreuses, à cause des attaques auxquelles les voyageurs se trouvaient nuit et jour exposés, non-seulement de la part de ces bandes de routiers qui infestaient les
provinces, mais aussi de la part de ces seigneurs féodaux qui, sous prétexte de prélever des péages, rançonnaient indignement les pauvres pèlerins.
En Espagne, le danger était encore plus imminent de la part des disciples du Coran, à cause de leur cupidité et de leur haine du nom chrétien. Ces dangers cependant n'arrêtaient pas les
pèlerinages; il semble que ces obstacles donnaient un attrait de plus à la piété des fidèles et ajoutaient au mérite de leur sainte pérégrination.
Par esprit de précaution, on s'attendait, sans se connaître, dans les villes voisines; les compagnies s'organisaient aux étapes les plus importantes et se joignaient à d'autres compagnies déjà
formées. En général, les caravanes se composaient d'une cinquantaine de personnes.
Mais que de pèlerins attardés et isolés par la maladie ou la fatigue ! C'est à ceux-là surtout qu'était utile le chevalier de Saint-Jacques. Quand un pèlerin en détresse jetait le cri d'alarme
accoutumé; Dieu ! saint Jacques ! à mon secours ! "Clamabat modo peregrinali, excelsa voce : Deus adjuva, sancte Jacobe !" l'intrépide soldat du dévoûment accourait et défendait, au prix de ses
jours, l'homme de la prière. Les chevaliers de Saint-Jacques bornèrent d'abord leur zèle à la surveillance des chemins, selon l'esprit de leur institut.
Mais comment contempler, l'arme au repos, cette longue et sainte croisade qui durait déjà depuis plusieurs siècles, et qui devait durer jusqu'à la complète explusion de l'islamisme hors des
confins de la catholique Espagne ? Il s voulurent participer aux labeurs et aux dangers de leurs frères dans la foi.
Si l'Espagne est demeurée vierge dans ses croyances, si l'infidélité, le schisme et l'hérésis ne l'ont jamais entamée, c'est une gloire dont les chevaliers de Sain-Jacques ont le droit de
réclamer une part. L'histoire cite avec orgueil des batailles livrées aux Musulmans, des victoires gagnées contre ces barbares par ces chevaliers réduits à leurs seules forces.
La vie de ces hommes heroïques n'était qu'une lutte continuelle contre les ennemis de la foi. Plusieurs grands noms de cet Ordre, qui posséda quatre-vint-sept commanderies et d'immenses revenus,
ont figuré avec honneur dans les conseils de Castille, aussi bien qu'à la tête des armées; quelques-unes de ces preux s'illustrèrent aussi bien par la science pacifique des lois que par la
bravoure des champs de bataille.
La célèbre et pieuse Isabelle, reine d'Espagne, mourut en 1504 à Médina-del-Campo. Par la troisième clause de son testament, elle poulait que son mari Ferdinand possédât pendant sa vie les
grandes maîtrises des Ordres de Sain-Jacques, de Calatrava e d'Alcantara, qu'ils avaient réunies depuis peu à leur domaine, en vertu d'un indult du pape, parce que les grands-maîtres étaient si
riches et si puissants, qu'ils donnaient d la jalousie aux rois et troublaient souvent le royaume.
L'Ordre de Sain-Jacques n'ayant plus sa raison d'être depuis la conquête de Grenade, ne servit qu'à récompenser le mérite civil. Mais tel était encore le prestige de cet Ordre célèbre, qu'on
briguait, comme une faveur suprême, l'honneur d'en faire partie, et le roi d'Espagne croyait récompenser magnifiquement un de ses sujets en le faisant chevalier de Saint-Jacques.
Don Diego Rodriguez de Silva Velazquez venait de terminer un de ses meilleurs tableaux, celui qu'on appelle habituelement à Madrid las Meninas. A ce tableau se rattache une circonstance
intéressante. Velazquez présente sou oeuvre à Philippe IV et lui demande s'il n'y manque rien. "Encore une chose" répond le prince; et, prenant la palette de l'artiste des mains de Velazquez, il
va peindre sur la poitrine de l'artiste représenté parmi les personnages du tableau, les insignes de l'Ordre de Sain-Jacques. Ces insignes sont tels encore que les traça la main royale.
Les pèlerins, à leur tour, avaient créé une dignité qui ne coûtait ni larmes, ni intrigues, mais dont l'innocent désir devait les stimuler, quand ils touchaient au terme de leurs pénibles
courses.
Ils décernaient le titre de roi des pèlerins à celui d'entre eux qui appecevait le premier les tours de la basilique de Compostelle; royauté sans royaume et sans couronne, qui pouvait échoir à un
roturier comme à un grand seigneur, et que l'on conservait avec un soin si jaloux, que le nom de roi se subsituait insensiblement dans les familles au nom patronymique.
Telle est une des origines des noms de Rey, Roy, Leroy, que tant de familles en France ont gardés jusqu'à nos jours.
Source J.-B. PARDIAC
dans Revue de l'art chrétien, par Société de Saint-Jean.
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Samedi 17/01 j'ai publié un article sur les punaises de lit, les préconisations à suivre, les dispositions à prendre. Et curieusement, hier soir
j'ai reçu un appel d'amis qui m'ont fait part du désarroi qu'ils vivent depuis leur retour chez eux, après avoir fait le chemin l'année dernière. Ils n'ont toujours pas identifé l'endroit où se trouve le nid (?).
Alors juste un rappel avant de vous mettre en chemin, faites preuve de bon sens et restez vigilants (période d'incubation 3 semaines);
surtout prevenez les hospitaliers et toutes les personnes que vous rencontrez d'être attentifs. Comme beaucoup d'entre-nous, nous traitons les locaux; nous renouvelons ces opérations très
régulièrement; nous sommes très soucieux de votre bien-être; alors aidez-nous ?.
Les légendes sont aujourd’hui un sujet largement délaissé, et, de fait, elles occupent une place à part. Ce ne sont ni des textes historiques dont on cherche à dégager la vérité, ni des textes littéraires qui séduisent par leur beauté. Ce sont des fictions intéressées qui visent à façonner des mentalités, à implanter des convictions propres à induire les comportements souhaités par la communauté à laquelle appartient le rédacteur. Le rapprochement ici des noms de saint Jacques et de Roland est bien fait pour surprendre, tant l’esprit analytique sépare rigoureusement, et à juste titre, la dévotion pèlerine au saint vénéré à Compostelle et les connaissances historiques relatives au héros de Roncevaux. Mais justement, lorsqu’on les replace l’un et l’autre sous le signe de la légende, on constate que les deux domaines sont moins étrangers l’un à l’autre qu’il y paraît d’abord, qu’ils entretiennent au moins un rapport de contiguïté et qu’ils sont par là en mesure de s’éclairer mutuellement.
De toutes parts, les hommes de ce temps se font pèlerins. Ils abondent dans les lieux
traditionnels de pèlerinages, se mettent sur les chemins de Saint-Jacques, quelques jours, quelques semaines... Ils cherchent, tâtonnent, veulent éprouver...
Prendre du recul, regarder les étoiles, espérer que quelque lumière viendra dériver quelque peu le cours maussade d’une vie...
Les mages nous disent aujourd’hui que notre désir et notre persévérance ne seront pas vains... Il y a une étoile à l’horizon !
|
Au 31 mai |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 |
2008 |
|
Total des pèlerins |
6794 |
7158 |
7721 |
10164 |
11494 |
|
Allemands |
883 |
914 |
863 |
2235 |
2723 |
|
Français |
2111 |
2168 |
2456 |
2650 |
2611 |
|
Italiens |
520 |
545 |
666 |
756 |
865 |
|
Espagnols |
844 |
602 |
683 |
690 |
829 |
|
Sud-Coréens |
2 |
1 |
20 |
101 |
285 |
Aoûtat
L'aoûtat ou trombidium, encore nommé vendangeron, est une nymphe de Trombicula autumnalis.
La larve rouge vif ne possède que 3 paires de pattes et mesure 0,2 mm .Celle-ci vit à la surface du sol et contamine l'homme et les petits animaux à sang chaud lorsqu'ils passent dans l'herbe. Elle se nourrit alors de peau et de lymphe durant 1 à 7 jours avant de devenir adulte.
Les piqûres apparaissent dans les plis de la peau (interieur des coudes et genoux, sous les bras...) et à l'endroit des élastiques (chevilles, sous-vêtements, ceinture) et peuvent démanger sévèrement pendant plusieurs jours.
Elle provoque la trombidiose (démangeaisons importantes s'accompagnant d'une rougeur, parfois de fièvre et peut provoquer une paraphlébite lorsque la pénétration du parasite se situe au niveau d'une veinule - chevilles notamment).
Certaines larves asiatiques de thrombiculas transmettent la fièvre fluviale du Japon.
L'adulte est un petit acarien de couleur rouge qui mesure environ 3mm et possède un corps couvert de poils denses et courts. Les femelles pondent plusieurs centaines d'œufs et elles meurent avant l'automne.
En Provence il peut être désigné par erreur sous le nom d'arabis, l'arabis étant un diptère (moucheron) de 2 à 4 mm dont la piqûre est redoutée.


---> Ah, alors ! Qui allons-nous attaquer maintenant ? Nathalie ? Edwige
? Naomie ? Pascal ? Sue ? Fabien ? Oh, mais c'est que l'on a le choix.

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Quand les larmes étaient le pain de tes fils, Et quand leur existence était une terrible angoisse, Toi tu étais, o douce Mère, l'Etoile, Qui annonçais l'aurore de Paix. ». Elle a finalement été
couronnée par le pape Jean Paul II.
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