Jeudi 2 juillet 2009
Les sages pensent que la première forme corporelle a une essence plus digne et plus noble que toutes les formes qui la suivent, et qu'elle est fortement semblable aux Formes séparées. La lumière a une essence plus digne, plus noble et plus excellente que toutes les choses corporelles, et elle ressemble plus fortement que tous les corps aux Formes séparées, c'est à dire aux intelligences. La lumière est donc la première forme corporelle.
Robert GROSSETESTE 1168-75 (?)-1253.
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Mardi 9 juin 2009
Lors de la venue à l'abbaye de Boulaur et à Lectoure de la statut reliquaire de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus une veillée a eu lieu au carmel de Lectoure hier soir à 20:00.
Mardi 9 juin pour redécouvrir le message de Thérèse : prière, mission, humilité, apostolat et présence de la Vierge Marie dans la vie. A 20:00 à la chapelle du Carmel, veillée de prière animée par la communauté OCDS (Carmel séculier) et les soeurs carmélites.
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Mardi 2 juin 2009
L'homme est à la fois terrestre et céleste, de chair et d'esprit, mais il n'a pas pour s'unir à la divinité, à devenir pur esprit. Il a à intégrer en lui la voix de l'ange tout comme il a à intégrer la voix du çà, façon contemporaine de nommer la "bête" des anciens. L'accès à l'inconscient angélique est des plus important pour l'homme contemporain. Il inaugure en lui le passage au monde spirituel. Il ouvre la voie à l'ontologique.
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Dimanche 31 mai 2009
Vous savez très bien quel lien intime et admirables unissent la Vierge et l'Esprit Saint, à tel point qu'elle est appelée à bon droit son Epouse immaculée. 
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Dimanche 24 mai 2009
Faut-il forcément , de la lutte, de la fièvre, de l'urgence, pour que les choses bougent ? Apparemment oui, c'est l'Emergence dans l'urgence, dont parle Peter Russell. Mais alors, faut-il aussi de la souffrance, de la guerre ? Dans les deux cas l'Ange répond : Non il y a un ressort secret subtil....
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Jeudi 21 mai 2009

Prendre du temps pour marcher. Arrêter « le quotidien », son quotidien pour découvrir des chemins, des paysages, des sites d'histoire, faire des rencontres. Entre Figeac et Lectoure, du Lot au Gers, sur des sentiers traversés depuis tout les temps et toujours cette sérénité d'un pas régulier qui autorise à regarder autour, à s'arrêter, à admirer, à humer les odeurs de la terre, à entendre des silences de paix, à écouter les oiseaux, à respirer autrement ...

 

La marche rythme pour chacun son propre rapport au chemin, à son corps, à l'espace dans lequel on s'intègre et on se fonde dans cette osmose que le plaisir de la marche suscite. C'est aussi une forme de méditation, de regard intérieur, de disponibilité à soi (« à condition que les ampoules ne s'en mêlent pas » me disait un compagnon, pieds au vent dans un gîte le soir...)

 

Et cette année 2004, sur ce chemin, je me suis senti dans une forme de résistance, pacifique, non violente, à cette façon « frénétique » de vivre, à ces valeurs du toujours plus vite, des performances, des compétitions, du tout tout de suite! dont on cherche à nous convaincre.

 

Alors qu'une crise nous submerge, nous envahit, qui pose la question de nos formes d'être et de nos choix de vie, des priorités qui nous sont « imposées » par ces « leaders d'opinion et de pouvoir politique et économique ». Passés les premiers soubresauts de la crise qu'ils ont engendré, et  les déclarations affligées des mentors du système, voilà que rien ne se modifie fondamentalement et que les mêmes s'approprient les rênes des réformes du cadre qu'eux-mêmes ont mis en place et leur permetent de garder encore ce pouvoir qui, au fond n'a jamais été réellement interpellé.

 
* « La marche est ouverture au monde. Elle rétablit l'homme dans le sentiment heureux de son existence. Elle plonge dans une forme active de méditation sollicitant une pleine sensorialité. On en revient parfois changé, plus enclin à jouir du temps qu'à se soumettre à l'urgence prévalant dans nos existences contemporaines », écrit David Le Breton dans son livre « Éloge de la marche » aux éditions Métailié (publié en 2000), un essai très inspiré et nourrit sur cette activité humaine, archaïque mais salutaire, qui est l'utilisation de ses pieds!

 

** J'ai aussi à cette occasion repris le livre de Le Clézio, « Étoile errante »,(Gallimard, Folio n° 2592) où il est beaucoup question de marche, pour la nécessité, la survie mais aussi pour le plaisir d'aller, de s'isoler, de réfléchir, de méditer des deux personnages Esther et Nejma, la Juive et la Palestinienne. Elles ce sont à peine croisées, mais regardées intensément, et sont si proches dans leur souffrance et leur détermination à faire face à la guerre, aux guerres qui les oppriment.

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Mercredi 20 mai 2009

Qui donc, après votre Fils, s'intéresse comme vous au genre humain ? Qui nous défend sans cesse dans nos tribulations ? Qui nous délivre aussi vite des tentations qui nous assaillent ? Qui se donne autant de peine pour supplier en faveur des pécheurs ? Qui prend leur défense pour les excuser dans des cas désespérés ?

En vertu de la franchise et de la puissance que votre maternité vous a acquises auprès de votre Fils, bien que nous soyons condamnés pour nos crimes et que nous n'osions plus regarder vers les hauteurs du ciel, vous nous sauvez, par vos supplications et vos intercessions, des supplices éternels. Aussi l'affligé se réfugie-t-il auprès de vous. Celui qui a subi l'injustice accourt à vous. Celui qui est rempli de maux invoque votre assistance. Tout ce qui est à vous, Mère de Dieu, est merveilleux, tout est plus grand que nature, tout dépasse notre raison et notre puissance. Votre protection elle aussi est au-dessus de la pensée 
 

                                                                                                                          Saint Germain de Constantinople

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Jeudi 14 mai 2009

Souvent, je me réveille en me lançant le défi de ne pas me mettre en colère.

Il suffit qu'un coup de téléphone qui m'ait arraché à une lecture pourtant peu essentielle ou que mon ordinateur m'ait résisté, et voilà que la colère a commencé son oeuvre. Les philosophes ont discuté de la question : cette colère, faut-il la canaliser ou l'éradiquer purement et simplement ?

Sénèque opte pour la seconde solution (1). Je ne sais si son radicalisme est pertinent. Cependant, en affirmant qu'une sagesse exempte de colère n'est pas un signe de mollesse, il livre de beaux outils pour ne pas se laisser entraîner. Grâce à lui, je peux poser ce diagnostic : la colère est réactive (« Ce ne devrait pas être comme ça ! », « C'est injuste ! »). En somme, c'est le sentiment d'avoir subi un affront qui nous irrite.

Le stoïcien nous invite donc à travailler notre « seuil de tolérance », pour le dire avec les mots de la psychologie moderne. Loin de fuir le réel, il s'agit, au contraire, de le scruter avec lucidité : « Qu'est-ce qui m'énerve ? », « Pourquoi me mets-je dans un tel état ? » C'est le merismos que pratiquait Marc Aurèle, c'est-à-dire la division. Considérant ce qu'est l'objet de ma colère, le disséquant, je me rends compte qu'il est inutile de s'agiter. Sénèque m'invite aussi à prendre conscience de mes propres réalités. Moi aussi, je commets des actions qui attristent, qui chagrinent, qui agacent autrui. Avec le philosophe, je me dis à propos de chaque acte qui me blesse : « Moi aussi, j'ai fait ça. »

Dans la tradition bouddhiste, il y a la même intuition. On nous propose de méditer une inquiétante réalité : chaque vie, quelle qu'elle soit, involontairement ou non, nuit aux autres. En effet, j'ai beau être parfaitement bien disposé, il m'arrive de blesser sans le vouloir. Loin de me culpabiliser ou de m'assombrir, cet exercice m'aide à prendre deux antidotes contre la colère : la patience et la tolérance. Je suis patient envers l'autre et je tolère qu'il ne soit pas comme je le voudrais parce que je sais qu'il doit, lui aussi, m'accueillir tel que je suis.

Ainsi, le fait que mes gestes puissent faire du mal me décentre et m'invite à plus d'humilité. En chacun de nous, comme dit Sénèque, « bat un coeur de roi », qui prend conscience de la réalité et de ses contrariétés. Ainsi, je puis commencer joyeusement la journée dans un monde que je sais imparfait, et cultiver la patience en portant un regard bienveillant sur mes compagnons de route.

                                                                                                                                    1. In Dialogues – De la colère de Sénèque
                                                                                                                                     (Les Belles Lettres, 1971).

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Samedi 9 mai 2009

Marche tranquillement au milieu de la hâte et du bruit et rappelle-toi quelle paix il peut y avoir dans le silence. Autant que possible et sans te soumettre, sois en bons termes avec tous. Dis la vérité tranquillement et clairement et écoute les autres, même les sots et les ignorants, eux aussi ont leur histoire. Evite les gens bruyants, ils sont une offense à l'esprit. Si tu te compares aux autres, tu risques de devenir vaniteux ou amer car il y a toujours des gens plus grands ou plus petits que toi. Réjouis-toi de tes réalisations autant que de tes projets. Intéresse-toi à ta carrière, mais reste humble, ce sera ta richesse dans les fortunes changeantes de la vie. Sois prudent dans tes affaires car le monde est plein de pièges. N'oublie pas que la vertu existe, que beaucoup combattent pour un Idéal et que partout la vie est pleine d'héroïsme.

Sois toi-même. En particulier ne feins pas l'affection. Ne sois jamais cynique à propos de l'Amour car, au contraire de l'aridité et du désenchantement, il se renouvelle comme l'herbe. Prends avec plaisir le conseil des années en abandonnant gentiment les pensées de la jeunesse. Nourris la force de l'Esprit pour te renforcer contre les ennuis imprévus. Mais ne te laisse pas décourager par des idées imaginaires. Beaucoup de craintes naissent de la fatigue et de la solitude. Evite-les. Dans une stricte et fertile discipline, sois aimable avec toi-même. Tu es un enfant de l'Univers autant que les arbres et les étoiles. Comme eux, tu as le droit d'exister. Que cela soit clair ou non pour toi, tu ne peux douter du fait que le monde est bâti comme il doit l'être. Sois donc en paix avec Dieu, quelle que soit la conception que tu en as.

Quelles que soient tes peines et tes aspirations, dans la bruyante confusion de la vie, sois en paix avec ton âme car, malgré la tromperie, la honte, les rêves brisés, le Monde est encore beau. Enfin, sois prudent et bats-toi pour être heureux

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Vendredi 8 mai 2009

C'est près de la chapelle de ND des Aides, voisine du fort des Tourelles d'Orléans que Jeanne d'Arc remporta sur les Anglais la grande victoire qui sauva la France.

Pendant l'action, l'immortelle héroïne, apercevant ce sanctuaire, descend de cheval, vient s'agenouiller à l'écart en face de la chapelle, prie quelques instants de toute son âme, puis se relève, pleine de confiance en Dieu et en Marie, s'élance sur son coursier, se précipite vers les Tourelles en agitant son étendard sur lequel se trouve inscrit les noms du Sauveur et de Sa Mère, montrant le fort où étaient les Anglais et criant aux soldats : « Entrez ! Entrez ! Ils sont à vous ... ».

Jeanne triomphe en ce 8 mai, cinq semaines après le Jubilé de Notre-Dame du Puy, et en la seconde fête de Saint Michel Archange qui avait dirigé la Pucelle dans la préparation de sa mission et dont « nos ancêtres du quinzième siècle attendaient un merveilleux secours ».

Immédiatement après sa victoire, Jeanne entraîne l'armée et le peuple à chanter le « Te Deum » de la délivrance dans une église dédiée à Marie, Notre-Dame des Miracles, qui est depuis lors, chaque année, le lieu de la procession commémorative à Orléans.

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Quand les larmes étaient le pain de tes fils, Et quand leur existence était une terrible angoisse, Toi tu étais, o douce Mère, l'Etoile, Qui annonçais l'aurore de Paix. ». Elle a finalement été couronnée par le pape Jean Paul II.
 

 

Jérôme - ULTREÏA

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N'oubliez pas les tristesses de la terre
Vierge Sainte,
au milieu de vos jours glorieux,
n'oubliez pas les tristesses de la terre.
Jetez un regard de bonté
sur ceux qui sont dans la souffrance,
qui luttent contre les difficultés
et qui ne cessent de tremper leurs lèvres
aux amertumes de cette vie.
Ayez pitié de ceux qui s'aimaient et qui sont séparés !
Ayez pitié de l'isolement du coeur !
Ayez pitié de notre foi !
Ayez pitié des objets de notre tendresse !
Ayez pitié de ceux qui pleurent,
de ceux qui prient,
de ceux qui tremblent !
Donnez à tous l'espérance et la paix.
Ainsi soit-il.              Prière de Sainte RITA

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